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Chapitre 5 : Explorer les classes d’actifs d’investissement

  • Photo du rédacteur: Stefan de Quelen
    Stefan de Quelen
  • 8 sept. 2025
  • 3 min de lecture

Investir, ce n’est pas seulement une affaire de chiffres ou de rendement, mais aussi une question de stratégie. Construire un patrimoine durable implique de choisir avec soin où placer son argent, et c’est ici que les classes d’actifs entrent en jeu. Elles représentent les outils fondamentaux qui permettent de structurer et de diversifier un portefeuille. Chacune d’entre elles, des actions à l’immobilier en passant par les ETF ou le Private Equity, joue un rôle spécifique et complémentaire, comme les instruments d’un orchestre. L’harmonie entre ces différents actifs est la clé d’un investissement réussi.


Les actions : propulseur de croissance à long terme

Investir dans des actions, c’est entrer dans l’intimité des entreprises. En achetant une action, vous devenez copropriétaire, partageant à la fois les risques et les récompenses. Deux sources de gain se dessinent : les dividendes, ces bénéfices redistribués aux actionnaires, et les plus-values, générées par l’augmentation de la valeur de l’action si l’entreprise prospère.

Prenons l’exemple d’Apple. En 2015, un investissement de 2 000 € aurait permis d’acquérir des actions à 100 $ pièce. En 2023, ces mêmes actions valaient 300 $, triplant ainsi votre capital. Mais cet exemple souligne également l’importance de la patience et de la résilience face aux fluctuations de marché. Les actions offrent un rendement élevé à long terme, oscillant entre 6 et 10 % par an, mais elles sont aussi sujettes à une volatilité importante. Il faut accepter cette incertitude, car le risque de perte totale existe si l’entreprise échoue.


Les obligations : l’ancre de la stabilité

À l’opposé des actions, les obligations séduisent par leur prévisibilité et leur stabilité. Lorsque vous investissez dans une obligation, vous prêtez de l’argent à un État ou une entreprise en échange d’un revenu fixe, sous forme d’intérêts, jusqu’au remboursement du capital initial. Ce mécanisme en fait une option particulièrement attrayante pour stabiliser un portefeuille.

Imaginons un placement de 10 000 € dans une obligation d’État offrant un rendement annuel de 2 %. Chaque année, vous recevez 200 €, une somme modeste mais garantie. Cependant, les obligations ne sont pas exemptes de contraintes : leur rendement reste limité, surtout en période de taux bas, et leur valeur peut baisser si les taux d’intérêt augmentent.


L’immobilier : une valeur tangible et rassurante

L’immobilier est sans conteste l’une des classes d’actifs préférées des investisseurs, notamment en France. Investir dans la pierre, c’est profiter d’une double opportunité : percevoir des revenus réguliers grâce aux loyers tout en espérant une plus-value à la revente. De plus, le crédit immobilier permet d’utiliser l’effet de levier, c’est-à-dire d’investir avec une mise initiale réduite.


Imaginez l’achat d’un studio à Paris pour 250 000 €, financé à 80 % par un emprunt. Avec un loyer net mensuel de 800 €, votre rendement brut s’élève à 3,8 %, auquel peut s’ajouter une appréciation du bien dans le temps. Cependant, investir dans l’immobilier exige une gestion active et des réserves financières pour couvrir les imprévus, comme des travaux ou des périodes de vacance locative.


Le Private Equity : miser sur l’innovation et le non coté

Le Private Equity offre une alternative fascinante aux marchés publics. Ici, il s’agit d’investir dans des entreprises non cotées, souvent des start-ups ou des PME en forte croissance. Ce type d’investissement permet de diversifier son portefeuille tout en visant des rendements potentiellement très élevés.

Supposons que vous investissiez 10 000 € dans un fonds spécialisé en 2015. Si l’une des entreprises soutenues devient un leader mondial, vos gains peuvent doubler, voire tripler en quelques années. Mais le revers de la médaille réside dans l’illiquidité : votre capital reste bloqué pendant plusieurs années. De plus, le risque d’échec est bien réel, notamment dans des secteurs innovants et imprévisibles.


Les ETF : simplicité et diversification automatique

Les ETF, ou fonds indiciels cotés, représentent une solution idéale pour les investisseurs

débutants ou ceux en quête de simplicité. 

Ces fonds reproduisent la performance d’un indice, comme le CAC 40 ou le S&P 500, permettant d’investir dans un panier diversifié d’actifs avec des frais réduits.

Un ETF suivant le S&P 500 aurait transformé 10 000 € investis en 2010 en environ 40 000 € en 2023, grâce à une croissance moyenne annuelle de 10 %. L’intérêt des ETF réside 

dans leur accessibilité : en une seule transaction, vous pouvez diversifier vos

investissements sur des centaines d’entreprises.

Toutefois, leur performance dépend directement de celle de l’indice qu’ils suivent. En cas de crise généralisée, leur valeur peut chuter aussi brutalement que celle du marché.


Le défi de la diversification : éviter les excès et les erreurs

Si la diversification est un principe fondamental, elle nécessite néanmoins un équilibre. Trop concentrer son portefeuille dans un secteur, comme l’immobilier locatif, peut exposer à des risques importants, notamment en période de hausse des taux. À l’inverse, une diversification excessive, avec des dizaines de produits financiers différents, dilue les rendements et augmente les frais inutiles.

Un exemple concret de diversification réussie pourrait ressembler à ceci : un portefeuille réparti en 40

% d’actions via un ETF mondial, 30 % d’obligations, 20 % d’immobilier via des SCPI, et 10 % d’or comme actif refuge. Cette combinaison offre un équilibre entre rendement et sécurité, tout en étant résiliente face aux fluctuations des marchés.


 

  

 

 

Conclusion : un orchestre bien accordé

Les classes d’actifs sont les instruments qui composent la symphonie de votre portefeuille. Chacune a son rôle, ses atouts et ses limites. L’essentiel est de trouver l’harmonie, en fonction de vos objectifs, de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement. Actions, obligations, immobilier, ETF ou Private Equity : c’est en orchestrant ces actifs avec soin que vous bâtirez un patrimoine solide et durable. Alors, prenez la baguette et commencez à composer.

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